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Parler de mon projet

Guide d’achatMis à jour le 26/10/20264 min de lecture

Choisir un siège de bureau
que l’on oublie au bout d’une heure.

Un bon siège de travail se règle sur la personne, pas l’inverse. La norme NF EN 1335 fixe les dimensions et la sécurité des sièges de bureau ; elle ne dit pas si un siège vous convient. Le choix se fait donc en deux temps : exiger la conformité, puis tester les réglages sur les vrais utilisateurs.

01 — Ce que la norme EN 1335 garantit, et ce qu’elle ne garantit pas

La norme NF EN 1335 encadre le siège de travail de bureau. La partie 1 définit les dimensions et leurs plages de réglage selon le type de siège ; la partie 2 fixe les exigences de sécurité (stabilité, résistance, durabilité) ; la partie 3 décrit les essais en laboratoire. Un siège conforme a donc des réglages dans des plages reconnues et résiste à un usage de bureau prolongé.

Ce que la norme ne dit pas : si le siège convient à une personne de 1,55 m comme à une personne de 1,95 m, si la mousse reste confortable au bout de six heures, ou si le mécanisme est intuitif. Ces points se vérifient à l’essai. Demandez au fabricant le rapport d’essai ou l’attestation de conformité, et vérifiez qu’il porte bien sur le modèle et la version proposés (avec ou sans accoudoirs, avec ou sans têtière).

Pour un siège de réunion, d’accueil ou de cafétéria, la référence est plutôt la norme NF EN 16139 (sièges non domestiques). Ne demandez pas l’EN 1335 à un siège qui n’est pas un siège de poste.

02 — Les six réglages à vérifier

Un siège ergonomique ne se juge pas à son nombre de manettes, mais à la justesse de quelques réglages essentiels :

  • Hauteur d’assise : pieds à plat au sol, cuisses à peu près horizontales, coudes au niveau du plan de travail. Sans repose-pied, c’est elle qui fixe la posture.
  • Profondeur d’assise (translation de l’assise) : deux à quatre doigts entre le bord avant et le creux du genou. C’est le réglage le plus souvent absent des sièges d’entrée de gamme, et le plus utile pour les grandes et petites tailles.
  • Inclinaison et tension du dossier : le dossier doit accompagner les mouvements, avec une tension réglable selon le poids de la personne. Un blocage en plusieurs positions est un plus.
  • Soutien lombaire : réglable en hauteur, ou à défaut un dossier dont la forme épouse le creux des reins.
  • Accoudoirs : réglables en hauteur, idéalement en largeur, et assez courts pour laisser approcher le siège de la table.
  • Piètement et roulettes : cinq branches, roulettes adaptées au sol (dures pour la moquette, souples pour le parquet ou la pierre).

03 — Maille ou tissu, et pourquoi la question vient en dernier

Le dossier en maille ventile mieux et convient aux espaces chauds ; il peut sembler moins enveloppant. Le tissu ou la laine apportent une image plus domestique, appréciée dans les bureaux qui veulent ressembler à une maison. Les deux peuvent être conformes à l’EN 1335 : le revêtement est un choix d’usage et d’image, pas de santé.

Pour un usage intensif ou partagé (flex office), privilégiez un revêtement déhoussable ou facile à nettoyer, et vérifiez la résistance à l’abrasion du tissu (essai Martindale) dans la fiche du fabricant.

04 — Comment tester un siège avant d’équiper une équipe

Sur un projet de plusieurs dizaines de postes, demandez deux ou trois modèles en prêt et faites-les tester par un panel varié : petites et grandes tailles, personnes qui travaillent huit heures assises, personnes qui alternent avec la position debout. Chaque testeur règle d’abord son siège, puis l’utilise une demi-journée sur sa vraie table.

Notez trois choses : le temps nécessaire pour trouver le bon réglage, l’inconfort éventuel en fin de session, et la compatibilité avec le bureau (passage des accoudoirs sous le plateau, hauteur du plan). Ce test coûte peu au regard d’un achat de cent sièges qui restent huit à dix ans.

05 — Installation : le réglage fait partie de la livraison

Un siège livré au réglage d’usine est un siège mal réglé. À l’installation, prévoyez un passage poste par poste pour régler la hauteur, la profondeur et la tension, et laissez une fiche simple de réglage sur chaque siège. En télétravail, la même logique s’applique : le siège et la table doivent être pensés ensemble.

L’INRS rappelle que la prévention passe aussi par l’organisation du travail : pauses, alternance des tâches et possibilité de changer de posture comptent autant que le siège lui-même.

Repères de réglage au poste (à adapter à chaque personne)
ÉlémentRepère
PiedsÀ plat au sol ou sur un repose-pied
GenouxAngle proche de 90°, creux du genou dégagé de l’assise
CoudesAu niveau du plan de travail, épaules relâchées
ÉcranHaut de l’écran à hauteur des yeux ou légèrement en dessous, à une distance d’environ un bras
DosAppuyé, soutien lombaire au creux des reins

Sources

  1. INRS — Travail sur écran, ce qu’il faut retenir

Questions fréquentes

Que garantit la norme NF EN 1335 pour un siège de bureau ?

Elle garantit que le siège respecte des dimensions et des plages de réglage définies (partie 1) et des exigences de sécurité et de durabilité vérifiées par essais (parties 2 et 3). Elle ne garantit pas que le siège convienne à chaque utilisateur : le confort se vérifie à l’essai, réglages faits, sur la vraie table de travail.

Un siège de réunion doit-il être conforme à l’EN 1335 ?

Non. L’EN 1335 vise les sièges de travail de bureau, utilisés de longues heures au poste. Pour les salles de réunion, l’accueil ou la cafétéria, on demande plutôt la conformité à la norme NF EN 16139, qui couvre les sièges non domestiques. Un même projet mobilise donc souvent deux références.

Quel est le réglage le plus important sur un siège de bureau ?

La hauteur d’assise vient en premier, car elle conditionne la position des pieds, des cuisses et des coudes par rapport au plan de travail. Juste après vient la profondeur d’assise, souvent absente des sièges simples, qui permet d’adapter le siège aux grandes et aux petites tailles sans comprimer l’arrière du genou.

Maille ou tissu : lequel choisir pour un siège ergonomique ?

Les deux peuvent être conformes. La maille ventile mieux et convient aux espaces chauds ; le tissu ou la laine donnent une image plus chaleureuse. Pour un usage partagé, regardez surtout la facilité d’entretien et la résistance à l’abrasion du revêtement indiquée par le fabricant (essai Martindale).

Combien de temps faut-il pour tester un siège ?

Au moins une demi-journée de travail réel, après avoir réglé le siège. Quelques minutes en magasin ne révèlent ni les points de pression ni la fatigue de fin de journée. Sur un projet d’équipe, faites tester deux ou trois modèles par des personnes de tailles et d’usages différents.

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